Le droit à l’aide sociale, comme aux prestations complémentaires, est ouvert quand les revenus d’un ménage ne couvrent pas ses dépenses reconnues, au premier rang desquelles figurent les frais de logement. Les montants de loyer sont pris en charge en fonction de la taille du ménage.

Depuis 2001 les montants maximaux reconnus au titre du loyer n’ont plus été adaptés ; en 2012 ils ont même été diminués pour certaines catégories. La pénurie organisée de logements a poussé les loyers à la hausse d’environ 30% et aujourd’hui un quart des ménages à l’aide sociale paie un loyer qui excède ce montant. Ce qui veut dire qu’il faut prendre l’argent sur le budget de la nourriture pour ne pas risquer de perdre son logement.

Largement reconnu depuis 2008, ce problème est une cause de grande précarité. S’agissant des prestations complémentaires, le Parlement fédéral s’est saisi du problème et a adopté en 2019 une réforme des PC adaptant ces montants maximaux pris en compte. Aujourd’hui la Confédération s’apprête à mettre en œuvre cette adaptation pour les prestations complémentaires fédérales, soit:

– une personne seule : 1’370 francs.

– deux personnes (adultes ou enfant) : 1’620 francs.

– trois personnes (adultes et/ou enfants) : 1’800 francs.

– quatre personnes (et plus) : 1’960 francs.

Le Conseil d’État genevois a reconnu le problème mais n’a pris aucune mesure.

Les montants de loyer maximaux pour l’aide sociale relèvent non pas de la loi, mais d’un règlement édicté par le Conseil d’État. Le Conseil d’État peut modifier d’un trait de plume ces montants. Il l’a déjà fait en novembre 2018 pour indexer les PC complémentaires et familiales.

Aujourd’hui le Conseil d’État peut d’un trait de plume adapter les montants de loyer pris en compte dans l’aide sociale.

Et il doit le faire. 

Sans plus attendre !

MAINTENANT !!!