A Genève comme en Suisse, on nous dit que le chômage baisse. C’est une bonne nouvelle…

En effet si le nombre de chômeurs indemnisés est passé juste sous la barre de 100’000 personnes et que le fonds fédéral de l’assurance-chômage a connu en 2018 un excédent de recettes de 1.17 milliards de francs, une étude scientifique de l’Office fédéral de la statistique (OFS) parue en juillet 2019, montre une autre réalité. Nous savons déjà que les chiffres du chômage établis par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) ne correspondent pas aux normes internationales du BIT (Bureau international du travail).

Cette étude de l’OFS s’intéresse au sous-emploi, soit les personnes sans-emploi disponibles pour travailler et les personnes occupées à temps partiel disponibles pour un taux d’emploi plus élevé.

Cette étude montre que 830’000 personnes sont prêtes à travailler davantage que leur situation actuelle et que cette demande d’emploi correspond à 299’000 postes équivalents plein temps.

Un tel taux de sous-emploi, soit 7%, est le plus élevé de tous les pays d’Europe!

Cela nous éloigne de cette « bonne nouvelle » que cherchent à nous vendre les chargés de communication politique…